En fouillant dans mes papiers je viens de retrouver un trésor, une citation de plusieurs pages manuscrites de Carlos Valera qui parle de la naissance et de l'essence du tango... c'est très beau.
Je le note ici. Ce sont exactement des "apuntes de tango" que no quiero perder.
Ici je recopie tout ça pour que ça se garde, pour le partager... si quelqu'un lit parfois par ici.
"D'un point de vue chorégraphique le tango fut une véritable trouvaille. Les danseurs argentins qui refusaient de perpétuer les pas anodins et les demi-tours insipides dans lesquels étaient tombées toutes les danses en couple, tentèrent d’apporter des innovations à ces danses de salon, à la milonga et même au quadrille. Le tango argentin accomplit le miracle d’introduire la figure dans la danse en couple, c’est à dire de rénover la tradition. C’est là le secret de son succès, la principale nouveauté qu’il offre à la société (…). Les danses à la mode, que l’on dansait en couple, exigeaient le traditionnel « mouvement continu » : le couple, en dansant, devait enchaîner les pas rythmés ou des tours sans s’arrêter un seul instant. Les inventeurs du tango introduisent l’interruption du mouvement : le couple s’immobilise soudain. Mieux : l’homme s’immobilise tandis que la femme caracole, tourne autour de lui ou, inversement, lorsque la femme demeure en arrêt, l’homme se déplace. C’est bien peu direz-vous, mais ce qui nous émerveille n’est, tout compte fait, qu’une somme de petites choses."
(…)
"Avec le tango tout est différent. la régularité est inexistante et l’on ne peut rien prévoir car la figure suivante, la série complète, le thème tout entier s’élaborent à l’instant même de leur réalisation. Une technique devient nécessaire: le couple doit évoluer enlacé, face à face ou épaule contre épaule ; l’homme conduit, décide des pas de la femme en la tenant fortement par la talle. Dans mon livre "Danses et chansons argentines", j’avais déjà signalé que les danseurs ont simplifié la question à l’extrême: s’enlacer ou se marcher sur les pieds. Ils ont choisi de s’enlacer. Nulle luxure dans cette étreinte : ce sont les détracteurs de l’enlacement qui ont introduit la luxure dans le tango. Les danseurs ont d’autres chats à fouetter. On danse pour le plaisir de danser, mais on n’oublie pas pour autant de se battre. La rivalité entre les danseurs et les bagarres entre quartiers retiennent toute l’attention et requièrent la plus grande prudence. L’homme ne peut pas danser à reculons, comme l’exigeait jusqu’alors la courtoisie, parce qu’il doit offrir son dos à un éventuel ennemi. Selon les règles viriles, l’agression dans le dos est exceptionnelle mais non impossible. Un vaincu peut se relever et crier vengeance. Aujourd’hui, les hommes du monde entier dansent en avançant à cause de la méfiance des Portègnes."
Carlos Varela
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lundi 5 février 2018
jeudi 3 septembre 2015
Siguiendo con "vous les femmes"
Otro vídeo precioso de mujeres bailando entre mujeres... encontrado en el facebook de Carolina González (preciosa bailarina aquí en Madrid, ver más en la web de Carolina y Gonzalo)
Mirad la preciosidad de la primera pareja, la elasticidad entre los cuerpos, deliciosa!
Mirad la preciosidad de la primera pareja, la elasticidad entre los cuerpos, deliciosa!
jeudi 17 janvier 2013
Apprendre le tango n'est pas vraiment une histoire de couple...
C'est un peu difficile à expliquer. Mais je crois que le tango est réellement une danse qui s'apprend seul. On peut prendre le cours en couple bien-sûr, mais l'apprentissage est vraiment la responsabilité de chacun.
Si ça ne marche pas, inutile de rejeter la faute sur l'autre ou, disons plutôt, de remettre la responsabilité à l'autre. Ce serait vraiment une erreur ou un mensonge fait a soi-meme (je peux en parler car je l'ai experimente hehe). C'est vraiment une individualité qui apprend. J'avais lu quelque part que le tango est une solitude à deux. Pourquoi ne pas s'en inspirer pour apprendre en douceur et conscience et sans se fâcher avec l'autre ?
L'idée m'est venue suite à un cours de tango donné à des couples. Jusqu'à présent j'avais plutôt enseigné à des électrons libres et je ne m'était jamais retrouvée de manière aussi nette dans le rôle du prof face à cette curieuse situation : voir un couple se chamailler (rien de bien méchant) suite à la pratique d'un exercice que tu donnes.
C'est assez bouleversant et curieux. Enfin surtout c'est ennuyeux. Car pour ma part j'ai tout sauf envie que l'apprentissage du tango puisse risquer d'éloigner deux personnes, ou soit à l'origine de tensions entre deux personnes. Mais bon si ca doit se passer au le tango, sans doute cela aurait eu lieu en d'autres endroit.
Mais si je regarde un peu l'histoire de mon apprentissage, c'est vrai qu'il y a quelques années j'ai pris des cours avec mon petit-ami de l'époque et il nous ait arrivé de nous chamailler à cause du cours de tango. "Quoi!? mais tu comprends rien, mais me serre pas si fort, mais tu vois bien que tes genoux se cognent aux miens, fais un effort, etc..." Quand je repense à ça je ne suis pas fière. Surtout maintenant que j'ai commencé à apprendre le rôle de l'homme et que je mesure un peu l'envergure de la tâche. En réalité ce n'est même pas ça et cela va plus loin peut-être, c'est plutôt une histoire d'attitude de vie.
Cette dernière année j'ai eu la chance d'apprendre et de comprendre que souvent lorsque l'on rejette la faute sur l'autre (dans un couple, ou en général, ça marche aussi) on se trompe. En fait on n'assume pas la responsabilité d'une souffrance à nous, d'une frustration ou d'un caprice que l'on a en nous et dont il est difficile de prendre conscience. Alors oui, "c'est sûr chez les autres on voit toujours mieux", c'est bien plus facile en plus de remettre l'autre en cause plutôt que soi-même. Bref. Dans le tango il se passe une chose similaire.
Alors voici l'idée qui m'est venue et que je traduis peut-etre maladroitement par "ce n'est pas une histoire de couple".
Lorsque l'on apprend un truc en tango et que ça ne marche pas, vraiment, mon conseil est le suivant : s'il te plait essaie ceci, evite de te dire directement que c'est la faute de l'autre.
Donc pour resumer quand ça ne marche pas :
1) Evite de te dire que c'est la faute de l'autre
2) Respire et réessaie.
3) Réessaie encore, et essaie de sentir comment est ton corps (le tango s'apprend vraiment avec la pratique. Il ne faut pas désespérer juste être patient, attentif et pratiquer, c'est le secret - uuuips je viens de révéler le secret du tango comme si de rien n'était... :)
4) Demande conseil au prof, qu'il regarde et te fasse sentir une possibilite de ce que tu pourrais sentir (ou "recevoir" comme proposition de l'autre) afin de pouvoir creer le mouvement que le couple, vous cherchez, essaie de bien sentir et demande aussi a ce que ton partenaire puisse aussi sentir une "reponse" possible a l'aide des profs. Je dis bien une proposition et une reponse possible car dans le tango, comme dans beaucoup de chose, il y a une infinite de possibles pour que quelque chose se passe bien. Il y a autant de facons de proposer un mouvement, un enchainement, que de danseurs de tangos (tout ceci variant avec la musique, l'etat dans lequel chacun se trouve, le sol, la salle, le climat...).
5) Echange de role. Mets tois a la place de l'autre. Cherche a comprendre la difficulte de l'autre. Dans le tango on a de la chance, c'est bien plus facile que dans la vie, pour se mettre a la place de l'autre il suffit de se decider a jouer l'autre role.
5) Si ça marche toujours pas là alors demande à ton partenaire ce qu'il sent de bizarre, ce qui pour lui n'est pas clair (mais ce partenaire doit aussi au préalable avoir essayé de comprendre ce qui ne va pas chez lui).
6) Si ca ne marche vraiment pas, et que tu as tout essaye, alors demande a ton partenaire s'il va bien, il a peut etre des soucis et vaudrait mieux que vous alliez boire un verre. Ou bien alors juste accepte que aujourd'hui ca ne marche pas. Et puis si ca persiste demande toi si peut etre tu n'as pas choisi le partenaire qui te convient pour apprendre a danser (et je dis bien apprendre a danser et pas partenaire dans la vie, ojo, faut pas tout melanger...).
On dit toujours qu'un bon danseur danse bien sur n'importe quel sol. Je dirai même avec n'importe quelles chaussures. Et pourquoi pas presque avec n'importe quel danseur qui y met du sien.
Je crois que seuls les très bons danseurs peuvent critiquer d'autres danseurs, et encore cela dépend du contexte. Et d'ailleurs bien souvent les bons danseurs ne critiquent pas mais juste te donnent le conseil à dix mille dollars qui fait toute la différence et te va pile poil à toi, à ce moment où tu en as besoin...
Donc quand on est en phase d'apprentissage, je repete mon conseil : motus ! Tu n'es vraiment pas en position de rejeter la faute sur l'autre, de le critiquer. Par contre dire que tu ne comprends pas ce que fait l'autre bien sûr, c'est tres important, mais sans t'énerver. Si ça se trouve ton partenaire est vraiment en train de galérer à mort en pensant à son axe, relâcher son bassin, détendre ses jambes tout en tenant son centre... bref il galère et c'est vraiment pas cool d'en rajouter en râlant....
L'idée c'est vraiment que tu prennes "la responsabilité de toi-même" et evite de directement rechercher "l'erreur" chez l'autre.
Et si tu es en train d'apprendre avec ton partenaire dans la vie, je te conseille de redoubler de vigilance la-dessus. Je n'ai pas reflechi pourquoi mais j'ai observe que les couples dans la vie ont parfois plus de difficulte a resister a la tentation de mettre la responsabilite sur l'autre...
C'était la petite pensée du soir. Buenas noches queridos!
N'hesitez pas a commenter et me donner votre point de vue. Ces sujets sont delicats et je suis toujours heureuse d'apprendre et d'ecouter d'autres manieres de voir...
Si ça ne marche pas, inutile de rejeter la faute sur l'autre ou, disons plutôt, de remettre la responsabilité à l'autre. Ce serait vraiment une erreur ou un mensonge fait a soi-meme (je peux en parler car je l'ai experimente hehe). C'est vraiment une individualité qui apprend. J'avais lu quelque part que le tango est une solitude à deux. Pourquoi ne pas s'en inspirer pour apprendre en douceur et conscience et sans se fâcher avec l'autre ?
L'idée m'est venue suite à un cours de tango donné à des couples. Jusqu'à présent j'avais plutôt enseigné à des électrons libres et je ne m'était jamais retrouvée de manière aussi nette dans le rôle du prof face à cette curieuse situation : voir un couple se chamailler (rien de bien méchant) suite à la pratique d'un exercice que tu donnes.
C'est assez bouleversant et curieux. Enfin surtout c'est ennuyeux. Car pour ma part j'ai tout sauf envie que l'apprentissage du tango puisse risquer d'éloigner deux personnes, ou soit à l'origine de tensions entre deux personnes. Mais bon si ca doit se passer au le tango, sans doute cela aurait eu lieu en d'autres endroit.
Mais si je regarde un peu l'histoire de mon apprentissage, c'est vrai qu'il y a quelques années j'ai pris des cours avec mon petit-ami de l'époque et il nous ait arrivé de nous chamailler à cause du cours de tango. "Quoi!? mais tu comprends rien, mais me serre pas si fort, mais tu vois bien que tes genoux se cognent aux miens, fais un effort, etc..." Quand je repense à ça je ne suis pas fière. Surtout maintenant que j'ai commencé à apprendre le rôle de l'homme et que je mesure un peu l'envergure de la tâche. En réalité ce n'est même pas ça et cela va plus loin peut-être, c'est plutôt une histoire d'attitude de vie.
Cette dernière année j'ai eu la chance d'apprendre et de comprendre que souvent lorsque l'on rejette la faute sur l'autre (dans un couple, ou en général, ça marche aussi) on se trompe. En fait on n'assume pas la responsabilité d'une souffrance à nous, d'une frustration ou d'un caprice que l'on a en nous et dont il est difficile de prendre conscience. Alors oui, "c'est sûr chez les autres on voit toujours mieux", c'est bien plus facile en plus de remettre l'autre en cause plutôt que soi-même. Bref. Dans le tango il se passe une chose similaire.
Alors voici l'idée qui m'est venue et que je traduis peut-etre maladroitement par "ce n'est pas une histoire de couple".
Lorsque l'on apprend un truc en tango et que ça ne marche pas, vraiment, mon conseil est le suivant : s'il te plait essaie ceci, evite de te dire directement que c'est la faute de l'autre.
Donc pour resumer quand ça ne marche pas :
1) Evite de te dire que c'est la faute de l'autre
2) Respire et réessaie.
3) Réessaie encore, et essaie de sentir comment est ton corps (le tango s'apprend vraiment avec la pratique. Il ne faut pas désespérer juste être patient, attentif et pratiquer, c'est le secret - uuuips je viens de révéler le secret du tango comme si de rien n'était... :)
4) Demande conseil au prof, qu'il regarde et te fasse sentir une possibilite de ce que tu pourrais sentir (ou "recevoir" comme proposition de l'autre) afin de pouvoir creer le mouvement que le couple, vous cherchez, essaie de bien sentir et demande aussi a ce que ton partenaire puisse aussi sentir une "reponse" possible a l'aide des profs. Je dis bien une proposition et une reponse possible car dans le tango, comme dans beaucoup de chose, il y a une infinite de possibles pour que quelque chose se passe bien. Il y a autant de facons de proposer un mouvement, un enchainement, que de danseurs de tangos (tout ceci variant avec la musique, l'etat dans lequel chacun se trouve, le sol, la salle, le climat...).
5) Echange de role. Mets tois a la place de l'autre. Cherche a comprendre la difficulte de l'autre. Dans le tango on a de la chance, c'est bien plus facile que dans la vie, pour se mettre a la place de l'autre il suffit de se decider a jouer l'autre role.
5) Si ça marche toujours pas là alors demande à ton partenaire ce qu'il sent de bizarre, ce qui pour lui n'est pas clair (mais ce partenaire doit aussi au préalable avoir essayé de comprendre ce qui ne va pas chez lui).
6) Si ca ne marche vraiment pas, et que tu as tout essaye, alors demande a ton partenaire s'il va bien, il a peut etre des soucis et vaudrait mieux que vous alliez boire un verre. Ou bien alors juste accepte que aujourd'hui ca ne marche pas. Et puis si ca persiste demande toi si peut etre tu n'as pas choisi le partenaire qui te convient pour apprendre a danser (et je dis bien apprendre a danser et pas partenaire dans la vie, ojo, faut pas tout melanger...).
On dit toujours qu'un bon danseur danse bien sur n'importe quel sol. Je dirai même avec n'importe quelles chaussures. Et pourquoi pas presque avec n'importe quel danseur qui y met du sien.
Je crois que seuls les très bons danseurs peuvent critiquer d'autres danseurs, et encore cela dépend du contexte. Et d'ailleurs bien souvent les bons danseurs ne critiquent pas mais juste te donnent le conseil à dix mille dollars qui fait toute la différence et te va pile poil à toi, à ce moment où tu en as besoin...
Donc quand on est en phase d'apprentissage, je repete mon conseil : motus ! Tu n'es vraiment pas en position de rejeter la faute sur l'autre, de le critiquer. Par contre dire que tu ne comprends pas ce que fait l'autre bien sûr, c'est tres important, mais sans t'énerver. Si ça se trouve ton partenaire est vraiment en train de galérer à mort en pensant à son axe, relâcher son bassin, détendre ses jambes tout en tenant son centre... bref il galère et c'est vraiment pas cool d'en rajouter en râlant....
L'idée c'est vraiment que tu prennes "la responsabilité de toi-même" et evite de directement rechercher "l'erreur" chez l'autre.
Et si tu es en train d'apprendre avec ton partenaire dans la vie, je te conseille de redoubler de vigilance la-dessus. Je n'ai pas reflechi pourquoi mais j'ai observe que les couples dans la vie ont parfois plus de difficulte a resister a la tentation de mettre la responsabilite sur l'autre...
C'était la petite pensée du soir. Buenas noches queridos!
N'hesitez pas a commenter et me donner votre point de vue. Ces sujets sont delicats et je suis toujours heureuse d'apprendre et d'ecouter d'autres manieres de voir...
dimanche 10 juin 2012
Vous les femmes...
Deux danseuses exceptionnelles. Beauté. Peninsula & Jinsuk Muchacha dancing to El olivo by Juan D'arienzo
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